C'était le Samedi O3/09/2022.
Voyageons dans le temps avec un symbole des Pyrénées catalanes.
... Élément phare du patrimoine régional, le train jaune offre un regard sensationnel sur la vallée de la Têt et le plateau de la Cerdagne, par ces voix, ces viaducs, ces nombreux tunnels et ces pentes escarpées.
Le train tutoie le vide puis traverse en douceur de grands espaces, au pied des massifs du Canigou, du Cambre d'Aze, du Carlit et du Puigmal ... Avec au loin la silhouette de la Serra del Cadi.
Long de 63 km, le parcours du train jaune dessert 21 gares en Pyrénées Catalanes, entre Latour de Carol et Villefranche de Conflent.
Les premiers travaux de cette voie entrepris en 1903 ont nécessité l'édification de 650 ouvrages d'art, dont 19 tunnels et deux ponts remarquables : le Viaduc Séjourné (suspendu à 65 m au-dessus du sol) et le Pont Gisclard (à 80 m au-dessus d'un précipice), pour permettre au Train Jaune des Pyrénées de se jouer du relief.
Le petit Train Jaune a une vocation touristique forte, mais il ne faut pas oublier que c’est un train TER dédié aux transports et ceci toute l'année.
Pour ce qui est de notre part, c'est à Mont-Louis que nous prendrons le train en marche, en direction de Villefranche-de-Conflent.
... Coté météo, ce n'est pas top, il se peut qu'ils y aient des gros nuages invasifs, voir un peu de pluie ?
... Espérons que ces conditions suspicieuses ne contrarie pas trop les visites prévues pour cette journée.
En route dans une des voitures découvertes, le temps est doux, alors nous optons pour voyage ventilé, à une trentaine de km/h ... Histoire aussi de ne rien raté de ces vues panoramiques, à mi-hauteur des pentes escarpées de la vallée de la Têt.
Nous voici maintenant au pont de Cassagne ou pont Gisclard.
... Le seul pont suspendu ferroviaire encore en service en France ... Date de son ouverture : 1908 ... Sa longueur totale de 253 m franchit La Têt, qui prend sa source sur le contrefort nord du pic Carlit et alimente en eau le lac des Bouillousses.
Nous sommes arrivées à la gare de Villefranche-de-Conflent ... Il ne nous reste plus qu'à rejoindre les forteresses (soit 10 minutes à pied, tranquillement)
... Et les petits pêcheurs que nous sommes ne peuvent s'empêcher de lorgner sur les postes qui pourraient abriter quelques poissons.
Avant de franchir les remparts ... On traverse le Cady, il se jette juste à l'angle, pour grossir La Têt.
... Nous voici au cœur même d'une des cités fortifiée par Vauban ... Un site également classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO.
Le "vagabond du Roi-Soleil" est souvent présent dans les découvertes de nos activités vacances, il a laissé sa marque ici, aussi.
... Une fortification de plus pour l'ingénieur, architecte militaire qui a beaucoup œuvré dans ce domaine.
Par où commence-t-on ? ... Par l'office du tourisme, par dit !
... Voici le plan de la ville fortifié.
C'est vivant, il y a beaucoup d'échoppes ou s'exprime l'artisanat ... (70 commerces en 2021)
... Ceci dans un patrimoine exceptionnel du Moyen Age.
... Le temps a inscrit dans ses pierres le passage des hommes qui l’ont construite ou conquise ... Et qui ont vécu dans ses murs, témoin de leurs empreintes historiques, si présente à ce jour de septembre.
... Et nous avons beaucoup de plaisirs à découvrir tout cela.
La découverte se fait également par l'intermédiaire des papilles.
Ici des plaques métalliques anciennes ... Mais pas que !
Les yeux ne savent pas où se poser ... Pas de doutes, il y a tout ce qu'il faut pour alléger le porte-monnaie.
... Il y a même des sorcières ... Et celle-ci aime les chats !
... Suivra une petite pose désaltérante, avant de repartir pour une autre visite.
Le prochain objectif et cette sentinelle perchée, elle domine Villefranche-de-Conflent... Il s'agie du Fort Libéria ... Un bijou de l’architecture militaire du XVIIème siècle, signé Vauban.
Le fort est construit à flanc de montagne et comporte trois niveaux ... Il a hébergé une garnison allant jusqu'à 100 hommes, plus les officiers ... Et contenait tout ce qu'il faut pour être autonome.
Le Pont Saint-Pierre ... Il permet de faire le lien entre la cité médiévale et l'escalier souterrain qui mène au Fort Liberia.
... Les hauts parapets sont percés de meurtrières à fusil.
... De là, on peut apercevoir la ligne ferroviaire du train jaune.
... Un des accès pour parvenir à Fort Liberia.
Rien de tel qu'un peu de sport ... L'escalier souterrain fait 734 marches .
... Et à l'air libre tout n'est pas fini ... Il faut compter au total 1300 marches, s'il l'on visite les trois niveaux ... Inclus, le chemin de ronde.
... De là, on aperçoit la gare.
... Et le petit train jaune.
Au fond de sa vallée encaissée, la cité fondée en 1092 par le comte Guillaume de Cerdagne est prise entre deux montagnes pyrénéennes ... Mais le lieu est aussi stratégique qu’impossible à défendre, constat fait par Vauban en 1679 ... Il y remédiera avec le Fort Liberia.
Question armement : le site était équipé de deux canons de douze livres, deux de huit livres et 6 de quatre livres, chacun équipé de 200 projectiles.
... Le magasin du fort contenait pour douze mille livres de poudre, ce qui lui donnait une bonne autonomie pour les canons, mais aussi pour les armes à feu (pistolet et mousquet) des hommes.
Voici la cour intérieure et la chapelle du fort Libéria.
... Les remparts et le chemin de ronde emprunté par les soldats qui montaient la garde.
Les vues sont magnifiques, elles offrent depuis le chemin de ronde un super panorama sur les vallées et sur Olympe des Catalans "le Canigó" ... Célèbre pour ses orages, redoutés des pilotes d’avion, tel est le pic du Canigou.
Les échauguettes placées à chaque pointe de la place-forte sont caractéristiques de l’œuvre de Vauban.
Vu sur le casernement des sous-officiers.
Dans les galeries de contrescarpe, il y a ces vilaines empoisonneuses cachées dans quelques prisons souterraines.
... Autres curiosités : les reconstitutions historiques (12 salles) ... chapelle, four à pain, canonnières ... Etc.
... Je ne peux toutes vous les monter, car cela prendrait trop de places, mais il s'agit de reconstitutions de la vie au fort à l'époque militaire.
... À l’intérieur, on découvre les différents casernements ... Une chapelle et sa crypte... La citerne avec sa cuve de 70 000 litres permettait d’assurer les besoins en eau de la garnison.
Puis nous prenons un autre chemin pour le retour.
Celui-ci est à l'air libre et presque sans limite visuelle.
Pour prendre de nouveau le train pittoresque "jaune canari" inscrit à l’UNESCO ... Et profiter de nouveau de cette mosaïque de paysages, ceci dans le sens inverse.
Une petite vidéo pour en découvrir d'avantage ... Bon visionnage et à bientôt pour une nouvelle aventure dans les P.O.
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