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BIENVENUE SUR LE BLOG DE VICKING38

Découvrez ici des moments de vie, pêche, nature, escapades, également le plaisir de mes découvertes.

TRANSPORT DE POISSONS VIVANTS / PRÉCAUTIONS / ACCLIMATION . . .

En premier lieu  ...

En fonction de l'équipement dont on dispose, tout moyen de transport peut être envisagé, mais non sans respecter qu'elles règles ... La première est qu'il faut d'absolument une habilitation pour pouvoir réaliser cet exercice.

Après cela, il est bon de connaître quelques phénomènes chimiques qui interviennent pendant le transport ... Ainsi que ces danger.  

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(petit a) ... L'oxygène dissous (OD) sert essentiellement à la respiration des poissons ... Jusqu'à là, tous semblent simples.

... Mais l'activité bactrienne et les processus d'oxydation consomment également de l'oxygène en présence de matière organique.

Le tableau ci-dessous présente des exemples des variations de la consommation d'oxygène dissous par les poissons.
(cliquez sur les images ci-dessous pour les l'agrandir)

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 (petit b) ... L'ammoniac est excrété par les poissons et produit par les bactéries sous différentes formes.

 La forme la plus toxique, l'ammoniac libre ou non ionisé (NH3), est d'autant plus abondants que la température et le pH sont élevés

 Le pourcentage d'ammoniac total présent dans l'eau sous forme d'ammoniac libre toxique est indiqué ci-dessous -


Un exemple :

À 20°C et à un pH 7, seulement 0,40 pour-cent de l'ammoniac total est présent  sous forme de NH3, tandis qu'à 30°C et à un pH 9, le pourcentage de l'ammoniac total présent sous cette forme toxique atteint 44,6 pour-cent.

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 (petit c) ....  Le gaz carbonique (CO2) est produit par les poissons en tant que sous-produit de la respiration, à raison d'environ 1,35 mg par mg d'oxygène dissous consommé (0,9 ml par ml d'oxygène dissous).

Les bactéries produisent également du CO2.

Le gaz carbonique existe sous différentes formes ; la forme la plus toxique, CO2 libre, est d'autant plus abondantes que le pH de l'eau diminue.

 Exemple :

Valeur approximative du pourcentage de gaz carbonique total présent dans l'eau sous forme de C02 libre toxique en fonction du pH :

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 6. D'autres modifications de la qualité de l'eau peuvent également survenir pendant le transport.

(a) Une élévation de la température de l'eau dans les régions à climat chaud, qui a pour effet d'augmenter la consommation d'oxygène et la teneur en ammoniac libre toxique ;

(b) la diminution du pH de l'eau résultant de l'augmentation de la teneur en gaz carbonique, qui a pour effet de réduire la teneur en ammoniac libre toxique, mais d'augmenter la teneur en CO2 libre toxique ;

(c) une augmentation de la teneur en matières en suspension provenant des déchets/déjections des poissons.

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Choix de l'eau utilisée pour le transport


7. Pour de longs transports, il est préférable d'utiliser au départ une eau dont les propriétés sont les suivantes.

(a) Eau fraîche : pour limiter l'activité des poissons et des bactéries, et réduire ainsi la consommation d'oxygène dissous et la production d'ammoniac et de gaz carbonique. (utilisez si nécessaire de la glace, comme indiqué aux paragraphes 11 à 13.)


pour les poissons d'eau froide, comme la truite, préférez de l'eau à une température de 5 à 10°C ;
pour les poissons d'eau chaude, tels que la carpe commune et les tilapias, préférez de l'eau à une température de 15° 20°C.

 Noté : n'exposez pas les poissons à un brusque changement de température ; conditionnez-les soigneusement, si nécessaire, avant et après le transport (voir ci-dessous)..

(b) PH d'environ 7 à 7,5, et teneurs en CO2 et en ammoniac libres toxiques relativement faibles. Éviter en particulier d'utiliser une eau qui s'écarte trop fortement du pH neutre.


(c) Eau plutôt alcaline, avec une alcalinité totale  d'au moins 90 mg de CaCO3/l, qui contribue à stabiliser le pH.


  (L'alcalinité totale est d'une grande importance pour la pisciculture , elle indique dans quelle mesure le pH de l'eau peut varier et si la disponibilité de gaz carbonique (CO2) est suffisante, par exemple pour la production d'algues microscopiques)

 

   (d) Eau, exempte de limon/argile ou de solides en suspension, pour moins solliciter les branchies des poissons, pour réduire la quantité de bactéries présentes avec les solides organiques et limiter les risques d'appauvrissement en oxygène dû à la décomposition de matières organiques.

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  (e) Eau , exempte de produits chimiques dangereux tels que l'hydrogène sulfureux, le fer dissous, les pesticides et autres substances polluantes.

8. Pour une période de transport prolongé, il est parfois indiqué de vérifier la qualité de l'eau au moyen d'un équipement chimique simple et de kits de contrôle.

Rappelez-vous que les poissons sont en danger dans les conditions suivantes :

•températures voisines des limites supérieures de tolérance
•teneur en oxygène dissous tombant en dessous de 3 à 5 mg/l ;
•teneur en ammoniac total passant au-dessus de 5 mg/l ;
•pH atteignant des valeurs extrêmes, soit trop acides (CO2 toxique), soit trop alcalines (NH3 toxique)
*

 

 * Qu'est-ce que le pH ?

. L'eau peut être acide, alcaline ou neutre.

 Selon le cas, l'eau réagira de différentes façons aux substances dissoutes qu'elle contient. De même, cela affectera de diverses manières.
 Les végétaux et les animaux qui vivent dans l'eau. La mesure de l'alcalinité ou de l'acidité de l'eau est exprimée en fonction de la valeur du pH. Les valeurs du pH varient de 0 à 14, un pH 7 indiquant que l'eau est neutre.


Des valeurs inférieures à 7 indiquent une certaine acidité et des valeurs supérieures à 7 une certaine alcalinité.

9. Ces situations ont des conséquences beaucoup plus dangereuses si plusieurs d'entre elles surviennent en même temps.

TABLEAU 1  

-  Gammes de températures des espèces de poissons communes (en ° C)

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TABLEAU 2

 -  Gammes de températures des espèces salmonidés  (en ° C)

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Organisation optimale du transport de poissons vivants


10. Plus la durée de transport est importante, plus cette opération doit être soigneusement organisée.

Préparez-vous suffisamment à l'avance, en tenant compte des points suivants.

(a) Prenez bien soin des poissons pendant la récolte (voir chapitre 11) et pendant les opérations de triage (voir chapitre 12), afin de limiter le stress et les dommages subis.

Les transports locaux effectués à l'occasion de ces opérations doivent être réalisés dans les meilleures conditions possibles.

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(b) Maintenez les poissons en stabulation (voir chapitre 13) sans alimentation et gardez-les assez longtemps pour que leur tractus digestif soit complètement vide.

L'eau dans laquelle ils seront transports restera ainsi plus propre.

La durée minimale de la période de jeûne dépend de la température de l'eau et de l'espèce considérée:


  • en eau chaude, une durée de 12 à 24 heures est parfois suffisante ;
  • en eau plus froide, 48 heures au moins peuvent s'avérer nécessaires ;
  • pour les carpes chinoises, il faut prévoir un jeûne plus long, de préférence d'au moins 48 heures.

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Note : il est possible de réduire cette durée de stabulation en interrompant toute distribution d'aliments 6 à 12 heures avant la récolte.

 
(c) Traitez les poissons afin de les débarrasser des parasites extérieure (voir chapitre 15), lorsque leur estomac est vide et au moins 12 heures avant tout transport de plus de 5 heures.

 (d) Mesurez les quantités de poissons à transporter, aussi efficacement que possible :


  •pour des larves et des alevins, utilisez la méthode du volume à équivalent  (important : prendre une passoir à thé en nylon) 

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  •pour des poissons plus gros, comptez-les ou pesez des lots et basez-vous sur le poids moyen individuel 

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(e) Acclimatez progressivement vos poissons

Ceci  dès lors que la différence de température entre l'eau de l'étang de récolte ou de stabulation et l'eau de transport dépasse 2 à 3°C.

 Procédez graduellement, à raison d'un laps de temps d'au moins 20 minutes par différence de température de 5°C.

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 (f) Nettoyez soigneusement vos poissons en eau propre avant de les charger dans le conteneur de transport.
(g) Maintenez les poissons calmes pendant le transport proprement dit... Placez-les dans l'obscurité et à l'abri de bruits soudains.
(h) Maintenez les poissons au frais pendant le transport :

 

 

-  Transport  du poissons en climats chauds

 

• effectuez les opérations de transport la nuit ou tôt le matin.
• évitez la lumière solaire directe et placez de préférence les conteneurs à  l'ombre.

• utilisez de l'eau fraîche dans la mesure du possible.

• utilisez des conteneurs bien calorifugés / isothermes ;

• recouvrez les conteneurs de sacs ou de tissus humides pour augmenter l'effet refroidissant de l'évaporation.

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(i) Réduisez la durée totale du transport en évitant les retards et en limitant les arrêts au minimum.

 Il est essentiel de bien planifier le déplacement prévu.

(j) Veillez à ce que les conteneurs de transport restent toujours en mouvement, de façon que l'agitation régulière de l'eau contribue à améliorer sa qualité en augmentant la teneur en oxygène dissous et en diminuant la teneur en gaz carbonique libre toxique.

Limitez la durée des arrêts à 15 minutes au maximum.

(k) Évitez de secouer excessivement les conteneurs, car des mouvements trop violents de l'eau risquent de blesser sérieusement les poissons.

(l) Ne nourrissez pas les poissons pendant le transport.

(m) Remplacez l'eau de transport par de l'eau mieux oxygène et plus fraîche :


pendant des arrêts prolongés.
si les poissons semblent perturbés ou commencent à venir à la surface de l'eau pour respirer, au lieu de rester calmement au fond.
lorsque le transport dure plus de 24 heures sans apport supplémentaire d'oxygène (voir paragraphe 15).

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 (n) Vérifiez que la qualité de l'eau est acceptable.

Éviter d'utiliser une eau désoxygénée provenant d'un puits ou d'une citerne, de l'eau polluée et de l'eau trop acide.

Renouvelez progressivement l'eau, en remplaçant moins de la moitié du volume dans un premier temps.

Attendez au moins 10 minutes avant de continuer cette opération et laissez s'écouler au minimum 20 minutes par écart de température de 5 °C.

(o) Choisissez soigneusement le taux de charge en fonction de l'espèce, de la durée et des conditions de transport (voir paragraphes 16 et 17).

 (p) À l'arrivée, acclimater progressivement les poissons transports pour les habituer à l'eau dans laquelle ils doivent être stockés:


vérifiez la différence de température et, si celle-ci dépasse 2 à 3 °C, transformez progressivement les poissons, à raison d'un délai d'au moins 20 minutes par écart de 5°C.
après un transport prolongé, remplacez progressivement l'eau de transport par de la nouvelle eau, pour adapter les poissons à toute différence notable de composition chimique, par exemple de pH et de teneurs en ammoniac et en gaz carbonique.

(q) Nettoyez et désinfecter régulièrement vos équipements de transport, tels que conteneurs, épuisettes, etc. (voir chapitre 15).

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- Obtenir la  diminution de la température de l'eau de transport

11. La température de l'eau de transport peut être facilement diminuée en procédant comme suit.

(a) Avant de charger les poissons dans les conteneurs, ajoutez des glaçons : 600 g de glace pour 10 l d'eau réduit la température d'environ 5 °C.

(b) Après avoir chargé les poissons, vous pouvez aussi utiliser de la glace :

soit à l'extérieur du conteneur, au-dessus ou autour :
soit à l'intérieur du conteneur, en prenant soin de la placer dans un sac en plastique pour éviter tout contact direct avec les poissons


12. N'oubliez pas de conditionner progressivement vos poissons à une température plus basse, à raison d'un délai d'au moins 20 minutes par écart de 5 °C.

Les poissons vivant en eau chaude, par exemple les tilapias, ne doivent pas être transports dans une eau  à moins de 15 °C.

Dans le cas de carpes communes, la température minimale est d'environ 10°C.

13. À l'arrivée, il faudra de nouveau conditionner les poissons si l'écart de température est trop important avec le plan d'eau choisi.

 Note : n'utilisez jamais de glace pour le transport de jeunes alevins

Amélioration de la teneur en oxygène dissous de l'eau pendant le transport.

14. Le transport risque de poser des problèmes mêmes sur une courte distance, si une teneur adéquate en oxygène dissous (0D) n'est pas maintenue en permanence.


 Vous avez vu précédemment et également aux paragraphes ci-dessus que les besoins en oxygène dissous des poissons varient considérablement suivant l'espèce, la taille, l'activité, la température de l'eau, etc.


Dans tous les cas, il est plus prudent de veiller à ce que la teneur en oxygène dissous de l'eau de transport reste d'au moins 5 mg/l.


L'état des poissons pendant et après le transport sera d'autant meilleur que le niveau global de la teneur en oxygène dissous sera plus élevé.
 Pour améliorer cette teneur en oxygène dissous, vous savez déjà que vous pouvez.

diminuer la température de l'eau.
remplacer l'eau de transport par une eau mieux oxygénée.
maintenir en mouvement l'équipement de transport afin d'agiter l'eau.

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-  Pour pouvoir accroître la durée du transport et le taux de chargement des conteneurs

 ... Il faut avant tout fournir une quantité supplémentaire d'oxygène dissous, afin de compléter les quantités normalement présentes dans l'eau.


À cet effet, il existe trois possibilités.

(a) Vous pouvez intensifier l'agitation de la surface de l'eau pour mélanger plus d'air atmosphérique à l'eau, par exemple au moyen d'un agitateur/aérateur fonctionnant sous 12 volts CC.

Ce type d'équipement peut être obtenu auprès de fournisseurs spécialisés

(b) Vous pouvez ajouter de l'oxygène atmosphérique provenant d'une source d'air sous pression (comprimé), sous forme de petites bulles d'air qui montent dans l'eau et sont produites par un simple diffuseur d'air constitué par exemple par une pierre poreuse (obtenue dans un magasin de fournitures pour aquarium) ou encore un dispositif de fabrication artisanale ; quant à la source d'air comprimé, vous pouvez utiliser

une pompe à bicyclette ou une pompe à pédale, par exemple pour gonfler des pneus de voiture.
un pneu de bus, de camion ou de tracteur ou une chambre à air gonflée.
une pompe à air d'aquarium de 12 volts que l'on peut acheter auprès de fournisseurs spécialisés.
d es bonbonnes d'air comprimé et un détendeur

(c) Il est possible d'ajouter de l'oxygène pur provenant d'une bonbonne contenant de l'oxygène et munie d'un détendeur médical.

Il convient d'utiliser un diffuseur spécial pour produire de très fines bulles d'oxygène.

 L'oxygène pur est relativement coûteux ; il est réservé d'ordinaire aux transports de longue durée, pour conserver l'oxygène, il est préférable de l'utiliser dans des cuves de transport convenablement étanchéifiées

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 Utilisation d'un bac de transport spécial

15. Les fournisseurs spécialisés proposent divers types de bacs de transport généralement en fibre de verre.
Ils sont d'ordinaire munis d'un ou de plusieurs panneaux ouvrables de chargement par le haut et, dans nombre de cas, d'un orifice d'évacuation inférieur situé de côté ou à une extrémité.

Cet orifice est normalement muni d'une simple vanne, d'une vanne coulissante ou, dans le cas de poissons très fragiles, d'un robinet à membrane en tissu spécial (vanne Mucar).

Ces bacs ont une surface intérieure tris lisse et n'ont généralement pas besoin d'un filet-vivier intérieur.

L'orifice d'évacuation est particulièrement précieux sur des remorques l'ouverture latérale ou à fond plat, puisqu'il peut être raccordé à une simple gouttière en fibre de verre ou en bois, ou à un tuyau souple, afin de déverser directement les poissons dans l'étang d'élevage ou le vivier de stabulation.

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- Oxygénation de l'eau au moyen d'air ou d'oxygène comprimé


16. Comme vous l'avez vu plus haut (voir section 14.0), il y a plusieurs façons d'améliorer la teneur en oxygène dissous de l'eau de transport.
 Une méthode simple et efficace consiste à utiliser de l'air comprimé ou de l'oxygène pur, fourni en permanence par une bonbonne de stockage.
 Ce système est utilisable avec les dispositifs de transport décrits plus haut ou avec les bacs en fibre de verre que l'on peut se procurer auprès de fournisseurs spécialisés.
 

17. Ce type de bonbonne peut être loué ou acheté dans des magasins spécialisés, qui peuvent la recharger ou l'échanger pour une bonbonne pleine.


Vérifiez bien que le type de gaz fourni est celui dont vous avez besoin.


 Note : L'oxygène comprimé fournit quatre à cinq fois plus d'oxygène que l'air comprimé, mais cette solution est beaucoup plus coûteuse. Pour des trajets courts à moyens, il suffit généralement d'utiliser de l'air comprimé.


 18. Lorsqu'on utilise un tel système d'oxygénation, il ne faut pas perdre de vue les points suivants.

(a) L'emploi d'un agitateur/aérateur électrique est inutile. Vous pouvez soit débrancher les aérateurs installés, soit les tenir prêts à titre d'équipement de secours.

Recouvrez soigneusement les ouvertures prévues pour l'aérateur si ce dernier est retiré.

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 (b) Percez un petit trou supplémentaire dans chaque couvercle pour introduire le tuyau d'oxygénation dans le dispositif de transport.

(c) En cas d'utilisation d'oxygène pur, la cuve doit être aussi étanche que possible à l'air, pour éviter les pertes


19. Au fond de la cuve, installez un petit diffuseur à gaz horizontal, que l'on peut se procurer auprès de fournisseurs spécialisés.

 Ces diffuseurs sont très efficaces, mais parfois onéreux. Il est cependant possible de fabriquer des modèles simples de diffuseurs.

(a) Vous pouvez utiliser un raccord en métal ou en plastique, en forme de T ou de Y, ainsi qu'un tuyau souple en caoutchouc ou en plastique ou en PVC rigide (0,6 à 1 cm de diamètre), dans lequel vous percez une série de petits trous, par exemple avec une aiguille chauffée à blanc.


 Ces trous devront en principe avoir un diamètre d'environ 1 mm, être distants de 1 cm et se trouver au-dessus de la surface supérieure du tube diffuseur.

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 (b) Vous pouvez réaliser un cadre rectangulaire en tubulure métallique ou plastique (de 1 à 1,5 cm de diamètre), avec des éléments transversaux formés de tubes souples en caoutchouc ou en plastique ou de tuyaux en plastique, percés de petits trous.

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(c) Il est également possible d'utiliser un cadre métallique rectangulaire équipé d'œilletons ou de crochets fixés à l'intérieur.

Un tuyau en caoutchouc rigide ou en matière plastique percé de petits trous y est fixé comme indiqué.

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 (d) Un diffuseur très efficace peut aussi être réalisé en pierre ponce (roche volcanique légère dont la structure interne comporte de nombreuses alvéoles) ou en corail, en procédant comme suit :

découpez un morceau de dimensions appropriées, par exemple de 20 cm de long x 5 cm x 5 cm; dans l'axe d'une extrémité, percez sur environ un tiers de la longueur de la pièce considérée un trou d'un diamètre suffisant pour recevoir le tube d'oxygénation. 

 introduisez ce tube dans l'extrémité du trou, puis collez-le ou scellez-le en place (par exemple avec un produit d'étanchéité pour aquarium)

• manipulez soigneusement ce diffuseur, il risque en effet de s'écailler ou de se briser en cas de choc

 - Utilisation d'un système d'oxygénation à base d'air comprimé ou d'oxygène

20. Observez les recommandations générales indiquées à la section 14.0 ainsi que celles figurant dans l'encadré ci-dessous. De plus, procédez comme suit :


 (a) Calculez le taux de charge conseille compte tenu des conditions locales et de l'expérience acquise. Des directives figurent au tableau 36.

Ce tableau donne des indications correspondant à des combinaisons de volumes d'eau et de quantités de poissons transportés.


(b) Installez le diffuseur au fond du dispositif de transport et raccordez-le.
(c) Remplissez d'eau le dispositif de transport aux trois-quarts de sa capacité.
(d) Ouvrez progressivement le robinet de la bonbonne de gaz.

Réglez soigneusement le débit d'air ou d'oxygène, de façon que de petites bulles de gaz montent lentement à travers l'eau. Le débit de gaz ne doit pas être trop puissant.
(e) Chargez les poissons et finissez le remplissage d'eau.
(f) Commencez l'opération de transport.

Arrêtez le véhicule 10 à 15 minutes après le départ et vérifiez le comportement des poissons

 ATTENTION lorsque vous utilisez des bonbonnes de gaz :


 Stockez et manipulez soigneusement les bonbonnes de gaz. Ne les laissez pas tomber et ne les exposez pas à une chaleur excessive.
N'utilisez pas des bonbonnes endommagées ou défectueuses. Vissez à la partie supérieure de la bonbonne un détendeur de bonne qualité. Manipulez-le soigneusement et maintenez-le en bon état.


Vérifiez que les rondelles d'étanchéité soient également en bon état. Fixez bien en place la bonbonne de gaz en l'arrimant par de solides cordes ou des colliers métalliques . Elle est généralement installée à la verticale dans un coin du véhicule ou de la remorque. Pour raccorder la bonbonne de gaz au diffuseur, utilisez un tuyau haute pression de bonne qualité.


 Il doit être suffisamment long pour atteindre la partie intérieure du dispositif de transport. Attachez le tuyau à la bouteille et au diffuseur avec du fil de fer, ou de préférence avec un système de brides et de vis, par exemple des clips de type "jubilée"

En cas d'utilisation d'oxygène pur, n'utilisez jamais d'huile ou de graisse sur la bonbonne ou le détendeur. Il ne faut jamais fumer ni allumer de feu à proximité

TABLEAU 36


Valeurs indicatives pour le transport de poissons à jeun dans un conteneur bien oxygéné


Poissons d'eau chaude : transport à 16 °C - 20 °C de 2 à 6 h


(nombre de poissons pour 100 l d'eau)

 

Poissons d'eau chaude : transport à 16 °C - 20 °C de 6   à 12 h

(nombre de poissons pour 100 l d'eau)

 
 
  Truite arc-en-ciel : transport de 4 à 8 h (taux de charge en g/l)
 

 14.6  Sacs en plastique scellés


 1. À présent, on utilise couramment de grands sacs en plastique pour transporter des poissons vivants, en particulier les petits alevins et les juvéniles, lorsque la durée du trajet est relativement longue.

Les poissons sont transportés dans un petit volume d'eau à la partie intérieure du sac, le volume restant étant rempli d'air comprimé ou d'oxygène pur.

Le gaz sous pression permet à l'oxygène de diffuser lentement dans l'eau.

La durée de transport peut atteindre 48 heures, délai au terme duquel il est préférable de changer l'eau et de remplir à nouveau le sac de gaz

  - Sacs en plastique adaptés au transport de poissons

2. Il est possible de se procurer des sacs en plastique, soit des sacs de fabrication fournis par des magasins spécialisés, soit des sacs fabriqués de façon artisanale à partir d'une gaine plastique fournie en rouleau, en procédant comme indiqué ci-dessous.

3. Utilisez de préférence une matière plastique transparente, pour faciliter l'observation du comportement des poissons.

4. Le matériau choisi doit aussi être résistant, avec une épaisseur d'au moins :

0.04 to 0.05 mm pour les larves et les petits alevins ;
0.06 to 0.08 mm pour les grands alevins ;
0.10 to 0.15 mm pour les poissons de plus grande taille.


5. Le plastique doit avoir une largeur suffisante, de 45 55 cm, autorisant ainsi un diamètre de sac de 28,6 à 35 cm.

6. Il est généralement possible d'acheter des sacs en plastique présentant ces caractéristiques, leur longueur totale étant comprise entre 80 et 110 cm.

7. Pour le transport de très petits poissons, il convient de chercher des sacs en plastique dont le fond est arrondi, pour éliminer les angles dans lesquels les poissons risquent de se trouver coincés et de mourir.

Fabrication de sacs en plastique à partir d'une gaine en plastique

8. Il est possible de réaliser des sacs à paroi simple ou double. Procurez-vous un rouleau de gaine en plastique épais et transparent, de 45 à 55 cm de large.
Pour fabriquer des sacs  à  paroi simple procédé comme suit:

(a) Coupez une longueur de 90 à 100 cm.
(b) Repliez sur elle-même l'extrémité de la gaine.
(c) Nouez cette extrémité, repliée solidement avec un morceau de ficelle
(d) À la flamme d'une bougie ou d'un briquet, faites fondre et fusionner les extrémités de la partie repliée.

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9. Pour fabriquer des sacs à double paroi.

Coupez une longueur de 180 cm. Faites un nœud serré au milieu. Tirez la moitié intérieure de la gaine par-dessus la moitié supérieure.

 

Utilisation de sacs en plastique pour le transport de poissons

10. Préparez les poissons comme suit en vue de leur transport.

(a) Versez de l'eau propre dans le sac, à raison d'un peu moins du tiers du volume total. Cela représente généralement de 10 à 20 l d'eau.

Si le transport doit durer plus de 24 heures, réduisez cette proportion à environ un quart du volume du sac (voir ci-dessous).

(b) Vérifiez qu'il n'y a pas de fuite d'eau.

(c) Placez les poissons dans l'eau. Les taux de charge observés dépendent de plusieurs facteurs, comme indiqué à la sous-section suivante (paragraphes 17 et suivants).

(d) Placez le sac près d'une bonbonne de gaz comprimé lorsque la durée du transport est intérieure à 20 heures, il est possible d'utiliser de l'air comprimé ; le taux de charge est alors diminué de moitié (voir ci-dessous)

• lorsque la durée du transport est supérieure à 20 heures, utilisez de l'oxygène pur ; la durée du transport peut alors atteindre 48 heures.

(e) Refermez la partie supérieure du sac dans la main et introduisez le tuyau haut pression relié à la bonbonne de gaz dans le sac, de façon que l'extrémité inférieure du tube plonge dans l'eau

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 (f) Tenez le sac sans le serrer autour du tube et dégonflez autant que possible la partie supérieure en laissant l'air s'échapper par l'ouverture.

(g) Ouvrez lentement le robinet de la bonbonne et laissez le gaz s'échapper dans l'eau pendant 20 à 30 secondes.


(h) Serrez bien la partie supérieure du sac dans la main, sortez le tuyau de l'eau et gonflez complètement la partie supérieure du sac.


 (i) Refermez le robinet de la bonbonne de gaz et sortez rapidement le tuyau du sac, tout en tordant la partie supérieure du sac pour empêcher le gaz de s'échapper.


(j) Repliez sur elle-même la partie entortillée du sac et nouez-la fermement pour fermer le sac hermétiquement.


Vous pouvez aussi vous servir d'une ficelle solide ou de fil de fer mince. Un élastique solide, par exemple un morceau de chambre à air de 1,5 à 2 cm de large, convient également.


En cas d'utilisation de fil de fer, faites attention à ce que les extrémités soient convenablement fixées pour ne pas déchirer les sacs en plastique


(k) Vérifiez à nouveau l'absence de fuite d'eau.


(l) Pour plus de sûreté, placez le sac à l'intérieur d'un deuxième sac et refermez celui-ci séparément, en utilisant des moyens analogues,


(m) Pour refroidir l'eau contenue dans les sacs, il est possible d'utiliser de la glace pilée, à concurrence de 6 à 10 pour-cent du volume d'eau.

N'utilisez pas de glace pour le transport de très jeunes alevins.

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 11. En cours de transport, les sacs en plastique scellés doivent être protégés soigneusement.

Utilisez par exemple :

une boite en carton pour un transport par avion ;
une boite en bois pour un transport routier en camion, en charrette ou sur le porte-bagages d'une motocyclette ;
un panier soigneusement tressé, sans aucun rebord intérieur à angle vif, en cas d'utilisation d'un véhicule léger de transport routier ; ou
un sac en toile épaisse en cas d'utilisation d'animaux de charge.

12. Cela empêchera les sacs en plastique d'être crevés accidentellement et préservera l'a tranquillisé des poissons en les maintenant dans l'obscurité, ce qui par ailleurs aura pour effet de diminuer leur consommation d'oxygène,

13. Les conditions de transport peuvent être encore améliorées grâce aux dispositions suivantes :

emploi d'un matériau isolant, par exemple de plaques de liège ou de polystyrène pour garnir l'intérieur de la boîte, ou encore d'un rembourrage en vrac de granulés de polystyrène, de vieux journaux ou de sciure fine ; il ne faut cependant pas utiliser de paille, car elle risque d'endommager les sacs en plastique.

TRANSPORT DE POISSONS VIVANTS / PRÉCAUTIONS / ACCLIMATION . . .

 • installation de glace dans de petits sacs en plastique places entre deux couches de matériau isolant au fond de la boîte.

Il convient d'utiliser une quantité suffisante de glace, représentant 10 à 20 pour-cent du volume d'eau contenu dans le sac.

TRANSPORT DE POISSONS VIVANTS / PRÉCAUTIONS / ACCLIMATION . . .

 14. Les sacs doivent être manipulés avec soin, en particulier pendant le transport. Des mouvements d'eau trop importants risquent de faire périr les poissons, surtout lorsqu'ils sont très petits.

 N'oubliez pas : lorsque vous remplissez les sacs avec de l'oxygène pur, il ne faut pas fumer ni allumer de feu.

Les cigarettes et les cendres brûlantes risquent non seulement de perforer les sacs en plastique, mais, en présence d'oxygène pur, peuvent aussi provoquer une explosion.

Manutention à l'arrivée de sacs en plastique scellés

15. Lorsque les sacs en plastique scellés parviennent à destination, les poissons doivent être progressivement acclimatés à la qualité de l'eau dans laquelle ils seront stockés.


En effet, la température et les caractéristiques chimiques risquent d'être très différentes de celles de l'eau de transport, surtout si la durée du transport a été relativement importante (voir section 14.0).


 16. Pour acclimater sans danger, vos poissons aux nouvelles conditions de stockage, procédez comme suit :


(a) Vérifiez que la qualité de l'eau de destination convient bien aux poissons ;

TRANSPORT DE POISSONS VIVANTS / PRÉCAUTIONS / ACCLIMATION . . .

(b) À l'arrivée, n'ouvrez pas les sacs !

Laissez flotter les sacs scellés dans l'eau de destination afin d'égaliser lentement les températures.

Il faudra compter environ 20 minutes par écart de température de 5 °C.

TRANSPORT DE POISSONS VIVANTS / PRÉCAUTIONS / ACCLIMATION . . .

(c) Ouvrez les sacs lorsque les températures de l'eau à l'intérieur et à l'extérieur sont sensiblement identiques.
(d) A la suite d'un transport prolongé, lorsqu'on sait ou suspecte qu'il existe d'importantes différences entre la composition chimique de l'eau de destination et celle de l'eau de transport, égalisez progressivement la qualité de l'eau :

 • ajoutez une petite quantité de l'eau de destination au contenu des sacs à intervalles réguliers, de façon à doubler ou à tripler le volume d'eau qu'ils contiennent en l'espace d'une demi-heure.
• placez l'ouverture du sac sous le niveau de l'eau et laissez les poissons s'échapper.
vérifiez attentivement la réaction des poissons au cours de cette opération et modifiez en conséquence la vitesse de remplacement ou de mélange de l'eau de transport.
(e) Nettoyez soigneusement le sac de façon à pouvoir le réutiliser.

 
 Acclimatez les poissons à la température et à la qualité locales de l'eau
 

 Détermination de la capacité de charge de sacs en plastique


17. La capacité de charge de sacs en plastique peut être établie de deux façons.


 (a) Il est possible de la calculer en fonction du poids moyen des poissons. Cette méthode est applicable en supposant un rapport de trois volumes de gaz pour un volume d'eau, soit :


avec de l'oxygène pur, pour une durée de transport maximale de 48 heures ou
avec de l'air comprimé, pour une durée de transport maximale de 20 heures.

TRANSPORT DE POISSONS VIVANTS / PRÉCAUTIONS / ACCLIMATION . . .

(b) Il est possible par ailleurs de la trouver dans des tables de référence, en fonction du poids moyen des poissons, de la température de l'eau et de la durée du transport.


Pour obtenir de bons résultats, il convient d'utiliser des sacs en plastique remplis de 20 l d'eau et d'au moins 20 l de gaz.

 18. Si votre expérience du type de transport à organiser est limitée, faites un essai avec quelques sacs et différentes capacités de charge en fonction de la durée du trajet prévue. Modifiez-en conséquence les taux de charge.

  TABLEAU 37


Valeurs Indicatives du poids de truites arc-en-ciel juvéniles Transportables dans des sacs un plastique scellé remplis de 20 l d'eau et d'au moins 20 l d'oxygène


(capacités de charge en nombre de poissons par sac)


229.GIF (46232 byte)

TABLEAU 38


Valeurs indicatives du poids de poissons d'eau chaude juvéniles transportables dans des sacs en plastique scellés remplis de 20 l d'eau et d'au moins 20 l d'oxygène

(capacités de charge en nombre de poissons par sac)


230.GIF (41017 byte)

 

 Ainsi se termine cet article que j'ai voulu très complet pour répondre à un maximum de situations , mais en contreparties il se veut long.

... Remerciements à ceux qui m'ont aidé à trouver des informations ici et là ... mais aussi sur le net pour la réalisation de ce mnémotechnique infaillible.

Pour finir voici une vidéo fait en un en seul prise, ce qui nous a permis de récolter des moments cocasses ... et de parfois s'en servir pour mieux s'améliorer

... Bon visionnage et à bientôt

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L
Slt René,
très bel article, joli travail d'investigation, par contre pour nous c'est bien plus simple , on laisse faire la nature (lol) , moins compliqué pour le mnémotechnique !! J'ai apprécié, bravo et bonne soirée et bise à Malika.
@+ Léo
Répondre
V
Tu as raison Léo,

... Et il n'y aura jamais mieux que des jeunes alevins issue de la reproduction naturel pour ensemencer un ruisseau.


... Nous avons aussi des secteurs ou l'on laisse la nature s'exprimer pleinement, parce qu'à ces endroits, la nature seule peut encore le faire.

... Mais hélas, ce n'est pas le cas partout, chez nous et je peu déjà annoncer que cela ira de moins en moins bien, ceci en autres, avec le développement exponentiel des micros centrales ... et hélas, on ne sera pas épargné.

... Alors oui, nous avons décidé d'aider la nature par endroit, car parfois la nature ne peut pas tous faire seul, suite aux agressions de l’homme qui empêche la libre circulation des poissons, mais aussi des sédiments issue de l'érosion naturel.

... La colmatation des fonds dû aux lâchers de centrale fait aussi beaucoup de mal, notamment sur les invertébrés, mais surtout sur les frais de poissons.

Le système hydrologique est complètement perturbé par ces ouvrages qui en fait ne rapportent pas tant que cela, mais ont l'appel, l'électricité verte et la France est très en retard en Europe, mais à quel prix !

Nous avons aussi un autre phénomène, qui, ceux-là est complètement naturel, c'est que nos torrents sont très en dévers et que les truites ne peuvent pas remonter nombres de chutes et de cascades (à moins de mettre tous à plat, mais pour cela, il faudrait raser toutes nos montagnes)

Et que si l'homme, un jour n'avait pas ensemencé au-delà ... et bien, ils n'y auraient jamais eu de poissons par là-haut.

Non, la nature ne peut pas toujours faire toute seule ... Et c'est pour cela que nous avons choisi de l'aider avec discernement ... Pour moi, cela fait aussi partie des possibilités d'une AAPPMA


... Et crois moi, c'est loin d'être un travail de contemplation, cela demande aussi beaucoup de réflexions, mais aussi d' investissements physiques et logistiques pour aider la population de notre domaine piscicole.

Le travail que fait ton AAPPMA n'est sûrement pas moins intéressant, ni encore moins instructif .. En tout cas, vraiment pas pour moi



La bise ... @+

René
P
René,

C'est quoi cet article de dingue. Tu as du passer 3 jours pour l'écrire !!!
Je le lirai tranquillement chez moi (là je suis au boulot !)

A+

Phil
Répondre
V
René André


Salut Phil , c'est un mnémotechnique infaillible qui va servir un premier temps aux personnes de mon AAPPMA

Mais, tu en sauras la suite fin mars ... Car cet article n'est as anodin

@+